Archive for the ‘événements Cultures & Arts modernes’ Category

DU SURREALISME A L’HISTOIRE

Auteur : Matta

Editions : Snoeck

Roberto Matta peignait le monde comme Michel-Ange dans la Chapelle Sixtine…

Dans le cadre de Marseille-Provence 2013, Capitale européenne de la culture. Matta, du surréalisme à l’histoire. J’ai délà vu de remarquables publications à propos de l’œuvre de Roberto Matta (1911-2002), mais cet excellent catalogue publié à l’occasion de l’exposition organisée au musée Cantini à Marseille jusqu’au 19 mai 2013, trouvera aisément sa place dans la bibliothèque de tous les amateurs d’art moderne et contemporain.

Le commissariat de l’exposition est assuré par Christine Poullain, directeur des musées de Marseille, Claude Miglietti, conservateur au musée Cantini, avec la collaboration d’Alain Sayag, conservateur au Centre Georges Pompidou.

Avec des textes d’Agnès de La Beaumelle, de Marine Dénélec, de Inès Ortega-Marquès, et un entretien de Roberto Matta avec Eduardo Carasco.

La manifestation s’inscrit dans le cadre de Marseille-Provence 2013 Capitale européenne de la culture et célébre la réouverture du musée Cantini, après d’importants travaux de rénovation. Un avant-propos de Christine Poullain introduira les textes d’Agnès de la Beaumelle, d’Emmanuel Guigon et Georges Sebbag, de Marine Nédèlec, d’Alain Sayag, Inès Ortega-Marquez, ainsi qu’un entretien de Matta avec Eduardo Carrasco.

En annexe, en regard d’une illustration abondante une biographie, une liste des expositions et une bibliographie clôtureront le catalogue. Toutes les oeuvres exposées seront reproduites dans le catalogue.

Cette phrase-clé de Roberto Matta permet de mieux pénétrer l’œuvre de cet artiste engagé ami de Pablo Neruda : « Je veux remplacer la perspective par une sorte de prospective et, simultanément, remplacer l’espace des distances par l’espace du sens ».

Roberto Matta fut abondamment imité et suivi. Dieu merci, n’est pas Roberto Matta qui veut… Avec une biographie complète et illustrée où on voit Matta avec André Breton, et une filmographie.

BIOGRAPHIE DE ROBERTO MATTA :

Matta, né au Chili en 1911, part très jeune pour Paris où il rencontre Tanguy, Duchamp et Breton. Il devient alors un artiste incontournable du mouvement surréaliste. De 1939 à 1949 il est aux Etats-unis où il passe des Morphopsychologies à une oeuvre où le monde extérieur prend toute sa place aprés la révélation des exactions de la Seconde Guerre mondiale.

Son témoignage et ses engagements dans les luttes du XXème siècle seront à l’origine d’un oeuvre exceptionnel, prolifique jusqu’à la démesure, à l’iconographie particulièrement abondante. A partir des années 60 le format de ses tableaux devient souvent monumental.

Peintre à la personnalité insaisissable et singulière, qui tient autant à son caractère qu’aux événements personnels et historiques auxquels il a été mêlé, il se veut totalement ouvert au monde et, dans cette position, place d’emblée son oeuvre comme témoignage du réel, de la vie et de l’histoire.

Il est l’un des très grands artistes du XXème siècle.

L’exposition et le catalogue proposent de révéler le parcours remarquable qui a conduit Matta de l’héritage surréaliste à la peinture d’histoire selon une permanence formelle et spatiale, des affinités et des correspondances d’un sujet à l’autre, d’un mythe à l’autre.

L’exposition s’inscrit dans le cadre de la réouverture du musée Cantini et sera présentée sous l’égide de Marseille-Provence 2013 Capitale européenne de la culture

http://www.snoeckpublishers.be/usite/snoeckpub_frbe/index.asp?p=914&c=N&i=320

http://www.blog-des-arts.com/art/matta-editions-snoeck

Du Surréalisme au Réel.

Auteur : Matta

Editions : Snoeck

Broché. Couverture à très larges rabats.

Format : 28 x 23,5 cm. 254 p.

CMC – CULTURE / DESIGN: LA SAGA DU FINLANDAIS MARIMEKKO, POPULARISE PAR JACKIE KENNEDY

Rédaction CMC avec AFP

10/03/2013

Le designer finlandais Marimekko, qui n’emploie presque que des femmes, joue l’audace avec une expansion débridée, 50 ans après avoir atteint la célébrité grâce à Jackie Kennedy.

Sur de grands draps en coton épais, tendus sur les murs du hall d’entrée de l’usine d’Helsinki s’affichent les clefs du succès de la marque: couleurs vives et motifs simples.

La saga de ce concepteur de vêtements, tissus, vaisselle et objets de décoration est une histoire de femmes. Elles représentent 90% des 500 salariés, peut-être un record du monde pour une société cotée.

Une autre femme a beaucoup fait pour sa renommée mondiale. A l’été 1960, lors de la campagne présidentielle américaine, « Jackie Kennedy s’est affichée aux côtés de son mari en portant une robe de notre marque. Elle en avait acheté huit », raconte Sanna-Kaisa Niikko, responsable de la communication.

Comme on lui reprochait trop de shopping à Paris, elle avait choisi une marque qui n’avait même pas 10 ans d’existence.

Marimekko prenait le contre-pied des tenues corsetées, sobres et discrètes de l’après-guerre, pour s’ériger en symbole de l’émancipation féminine, avec des coupes larges et des tons francs.

« C’était vraiment une démarche inédite », estime Pekka Korvenmaa, professeur de design de l’université d’Aalto, à Helsinki.

« L’Unikko », coquelicot aux lignes simples dessiné par la designer Maija Isola et devenu emblématique, gagne alors les boutiques branchées de New York.

Le succès durera 20 ans. Après la mort de sa fondatrice Armi Ratia en 1979, l’entreprise périclite. Mal gérée, perdue artistiquement, elle est au bord de la faillite quand Kirsti Paakkanen, publicitaire finlandaise à la retraite, la rachète en 1991.

« Paakkanen connaissait le milieu du design et comprenait comment il fonctionne. Ce type de personne avait manqué à Marimekko », décrit Pekka Korvenmaa.

A la fin des années 1990, Carrie Bradshaw, l’héroïne de la série américaine Sex and the City jouée par Sarah Jessica Parker, a des rideaux Marimekko dans son appartement. En juin 2012, la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton fait un crochet par l’usine d’Helsinki. Elle en ressort avec des sacs remplis.

Marimekko est aujourd’hui dans une période délicate: son pari est d’ajouter des magasins, alors que tous n’ont pas fait leurs preuves. La marque, qui en comptait 108 fin 2012, veut ouvrir cette année « 15 à 24 nouvelles boutiques et espaces de vente ».

Si le chiffre d’affaires a grimpé de 14% à 88,5 millions d’euros en 2012, l’exercice s’est terminé sur une perte. La société l’a attribuée à des magasins déficitaires « en Suède et aux Etats-Unis », à des investissements lourds, et à des « dépenses élevées et un rapport coût-productivité faible de la fabrication dans [ses] propres locaux en Finlande ».

Les trois usines finlandaises, qui assurent un tiers de la production, sont des vitrines onéreuses.

Dans celle d’Helsinki, les machines rotatives impriment 7 jours sur 7 autant de motifs vieux d’un demi-siècle, jugés indémodables, que d’ornements inédits, signés par une quarantaine de designers.

« Nous sortons quatre collections chaque année, une par saison. Les designers s’inspirent beaucoup de la nature et du climat, grands sujets de conversation en Finlande », s’amuse Pirkko Heikkilä, qui dirige l’équipe chargée de la décoration intérieure. Derrière elle, un rideau de la collection « automne » montre un nuage bleu clair duquel tombe de la pluie, sur fond bleu nuit.

Loin du communiqué financier évoquant la grisaille de la conjoncture qui « pourrait toucher les comportements des consommateurs », la directrice de communication dépeint un monde plus rose.

« Notre but, c’est de rendre les gens heureux (…) Ils peuvent se servir de l’une de nos tasses colorées et enfiler ensuite un vêtement portant le même motif », dit-elle.

Pekka Korvenmaa, le professeur de design, conseille à l’entreprise de garder la même recette. « Elle conserve une spécificité, et c’est aussi ce qui fait son succès aujourd’hui: d’être une petite marque, presque familiale, qui parvient, grâce à son mélange de vieux et de neuf, à être connue et populaire à l’étranger ».

(AFP)

# CMC-CULTURE / LE « FESTIVAL IMAGES 2012 » DE VEVEY

Le festival Images du 8 au 30 septembre 2012 à Vevey.

Rédaction CMC / 8 septembre 2012 /

L’artiste chinois Liu Bolin y expose ses images géantes d’homme caméléon.

Un des temps forts est un Cindy Sherman de 500 m2 à Vevey.

LE FESTIVAL IMAGES

Le Festival d’arts visuels Images est le premier festival de photographie en plein air de Suisse. Il produit tous les deux ans des expositions de photographie monumentale inédites dans les rues de Vevey; il propose aussi de nombreuses expositions dans divers lieux de la région dédiés à l’image et présente les lauréats des deux concours qu’il organise: le Grand Prix international de photographie de Vevey et le Grand Prix européen des premiers films.

Entièrement gratuit, le festival Images est à la fois un véritable musée à ciel ouvert et une plateforme de qualité pour les artistes suisses et internationaux. Pour l’édition de 2010 il a proposé 50 expositions et événements et a accueilli plus de 30′000 visiteurs en intérieur et quelques 80′000 en extérieur.

Thème 2012 : «Changement de décor»

En 2012, les artistes exposés en extérieur ont un point commun : une certaine utilisation du décor en photographie par un jeu entre le premier et le deuxième plan, entre le sujet d’une image et sa toile de fond. Ce fil rouge reflète également la volonté du Festival dans son ensemble : surprendre en investissant des lieux insolites, en construisant des installations inédites et en réinventant la ville. En septembre, Vevey change de décor et se transforme en studio photo géant !

TEMPS FORT (1) : LIU BOLIN (CHINE)

«Chacune de mes images est politique» dit Liu Bolin …

Liu Bolin, artiste caméléon qui se fond dans le décor de ses photographies investit les rues veveysanes avec une dizaine d’images au format monumental tirées de sa série Hiding in the City. Avec ce travail de camouflage, il cherche à rendre visible l’invisible et à faire prendre conscience à l’opinion publique de certains mécanismes sociaux tels l’oppression visuelle produite par la publicité ou la propagande politique. Peut-être l’artiste se fondra-t-il dans les paysages de cartes postales de la Riviera durant le Festival. Ouvrez l’œil !

Hiding in the City, since 2005 :

Réalisées dans le monde entier, ces images sont le résultat de performances conduisant à l’effacement de l’individu dans son environnement.

Le Festival Images de Vevey propose un parcours d’une dizaine d’oeuvres de cette même série présentée de manière monumentale sur les façades de la ville.

www.images.ch

Les Journées photographiques de Bienne exposent d’autres images de cette même série, onze tirages originaux de performances de Liu Bolin réalisées en Chine

www.jouph.ch

Bio de Liu Bolin :

(1973 province de Shandong, Chine) vit et travaille à Beijing, Chine. Liu Bolin est diplômé de l’Académie des Beaux-Arts du Shandong en 1995 puis obtient une maîtrise en sculpture à l’Académie Centrale des Beaux-Arts de Pékin en 2001. Performeur, sculpteur et photographe, Liu Bolin est une figure importante de la scène contemporaine chinoise; il a été exposé en Asie, Europe et aux Etats-Unis.

TEMPS FORT (2) : UN CINDY SHERMAN DE 500 M2 A VEVEY

Un portrait géant de l’artiste contemporaine américaine Cindy Sherman, tiré de la célèbre série Untitled Film Stills sera exposé sur la façade de la Banque Cantonale Vaudoise (BCV), en face de la gare de Vevey.

Née en 1954 dans le New Jersey, l’Américaine Cindy Sherman est l’une des figures majeures de l’art contemporain international. Pionnière de la photographie postmoderne, elle vit et travaille à New York. A travers son œuvre, dans laquelle elle se met continuellement en scène, elle explore notamment la construction de l’identité et la représentation des femmes dans la société. En 2012, son œuvre fait l’objet d’une importante rétrospective au Museum of Modern Art (MoMA) qui, en 1995, déjà avait acquis l’ensemble de la série Untitled Film Stills.

Réalisée entre 1977 et 1980, Untitled Film Stills est la série inaugurale de l’œuvre de Cindy Sherman. Elle compte 69 autoportraits soigneusement composés à la manière des films de Série B des années 1950. L’artiste y interprète de multiples personnages féminins qui sont autant d’héroïnes solitaires de films jamais réalisés. L’ensemble questionne la manière dont le cinéma produit des stéréotypes sur lesquels les femmes se calquent pour forger leur identité, tout en dénonçant leur artificialité. Chaque cliché a pour seul titre un numéro, manière de préserver l’ambiguïté de chaque scène et de multiplier les interprétations possibles. De même, le spectateur ne peut que difficilement déterminer si les prises de vues de cette fameuse série ont été réalisées en décor naturel ou en studio.

Dans le cadre de son parcours de photographie en plein air, le Festival Images présente Untitled Film Still #21, une installation qui donne à voir une femme au visage familier, regardant hors champ, comme égarée dans le décor d’une grande ville.

LA FONDATION VEVEY VILLE D’IMAGES

La Fondation contribue à la promotion et au développement culturel de la région dans le domaine des arts visuels, à travers la valorisation du concept « Vevey, ville d’images ». Ce concept s’est développé pour mettre en lumière le nombre important d’entreprises et d’institutions liées à l’image et à la communication visuelle qui œuvrent sur la Riviera vaudoise.

Pour remplir cette mission de valorisation, elle collabore avec les différentes organisations et associations régionales actives dans le domaine des arts visuels. La Fondation Vevey, ville d’images c’est : un Festival de photographie en plein air, un Grand Prix de photographie et de cinéma et un Espace pour l’image contemporaine

Les artistes du Festival 2012 :

http://www.images.ch/2012/fr/artistes/liu-bolin-3.html

Le site du festival :

http://www.images.ch/2012/fr/

_______________________

Nos photos :

Hiding in the City n° 3, de Liu Bolin (Chine).

Un MAO en phase avec l’histoire impériale chinoise.

Untitled Film Still #21, portrait géant de l’artiste contemporaine américaine Cindy Sherman,

tiré de la célèbre série Untitled Film Stills.

(Photo : Cindy Sherman, Courtesy : Metro Picture Gallery, New York. Photomontage : Samuel Rouge).

# CMC-CULTURE / QUAND LE POP ART SERT LA SOUPE !

Les soupes Campbell rendent hommage à Warhol qui les a peintes il y a 50 ans …

Rédaction CMC avec Belga / 9 septembre 2012 /

Andy Warhol (1928-1987) les a peintes en 1962, jusqu’à en faire l’image iconique du Pop Art. Cinquante ans plus tard, les soupes Campbell rendent hommage à l’artiste, en mettant en vente aux Etats-Unis une édition limitée des célèbres boîtes, décorées de couleurs vives.

Pour « célébrer le 50e anniversaire » du tableau « 32 Campbell’s Soup Cans » –une série de 32 boîtes de soupes blanches et rouges– la Campbell Soup Company a annoncé mettre en vente une série limitée de boîtes de soupes à la tomate avec quatre modèles de décors très Pop Art.

Warhol avait dit: « J’ai déjeuné (de soupe Campbell) tous les jours pendant 20 ans », rappelle le groupe dans un communiqué. La soupe Campbell est « une marque iconique et grâce aux tableaux d’Andy Warhol, la soupe Campbell sera toujours liée au mouvement du Pop Art », a affirmé Ed Carolan, vice-président de Campbell pour l’Amérique du Nord.

Cette édition limitée est produite sous les droits de la Andy Warhol Foundation, association à but non lucratif qui fait la promotion des arts. Un peu plus d’un million de boîtes seront disponibles dans les supermarchés américains Target jusqu’à épuisement des stocks, au prix de 0,75 dollar.

Photos :

Warhol, la Campell Série, ses nombreuses manifestations. Un phénomène Pop art …

HANS HARTUNG : ESTAMPES

Céline Chicha-Castex, Christian Rümelin, Andreas Schalhorn,

Bibliothèque Nationale de France – BNF

Si l’œuvre peint et dessiné de Hans Hartung (1904-1989) est bien connu, son œuvre imprimé, riche pourtant de plus de six cents estampes, est resté largement ignoré, alors que c’est bien souvent la pratique de la gravure et de la lithographie qui a nourri sa peinture : le signe, très présent au début, laisse progressivement la place à des surfaces nébuleuses, jusqu’à ce que le rouleau lithographique vienne faire la synthèse entre une facture très gestuelle qui laisse se déployer de grands signes noirs et le traitement de la surface.

À l’occasion des importantes donations d’estampes faites, en 2009 et 2010, par la Fondation Hartung-Bergman au Kupferstichkabinett des musées nationaux de Berlin, au Cabinet d’arts graphiques des Musées d’art et d’histoire de la Ville de Genève et au département des Estampes et de la Photographie de la Bibliothèque nationale de France, trois expositions, à Berlin, Paris et Genève, mettent en lumière, avec le présent catalogue bilingue français-allemand, un aspect capital du travail de celui qui, établi à Paris en 1935, devint après guerre un des chefs de file de l’art informel.

Hans Hartung (1904-1989) est l’un des plus grands représentants de la peinture abstraite. La Bibliothèque nationale de France expose son oeuvre gravé avec le concours de la Fondation Hartung-Bergman. L’exposition est une rétrospective de l’œuvre imprimé de Hans Hartung (gravures et lithographies), aspect méconnu de son travail. Hans Hartung est en effet avant tout un peintre qui s’est beaucoup intéressé à l’estampe. Le plus souvent, il cherche à transposer ses recherches picturales au moyen des techniques d’impression qui peuvent également inspirer son travail de peintre. L’exposition mettra en valeur ce va et vient entre l’estampe d’une part, le dessin et la peinture de l’autre.

Dès le début des années vingt, l’objet disparaît de la peinture de Hans Hartung. Ce virage vers l’abstraction s’opère au contact des maîtres de l’art ancien, dans l’ignorance totale de l’abstraction de son temps et d’emblée, sa peinture parvient à un style proche de ses œuvres de maturité : champs de forces, tension des grands signes noirs, épanchements chromatiques. Établi définitivement à Paris en 1935, Hartung y présente sa première exposition personnelle dès 1947 ; puis, en 1948, il expose avec Wols, Picabia, Stahly, Mathieu, Tàpies, et Bryen, devenant l’un des chefs de file de l’art informel en France.

La galerie La Hune et la galerie de France montrent par la suite son œuvre gravé et le Musée national d’art moderne lui consacre une rétrospective en 1969. L’exposition est construite autour de la riche collection de la BnF qui provient du dépôt légal, ainsi que d’une donation de 344 estampes données en 2010 par la Fondation Hartung-Bergman.

Format : Broché

Nb de pages : 271 p.

ISBN-10: 2717724583

ISBN-13: 978-2717724585

# CMC / UNE GALERIE DE MOSCOU REDECOUVRE LES RACINES RUSSES DE CHAGALL

Rédaction CMC-Culture avec AFP & RIA Novosti /

30/07/2012

MOSCOU. Gravures primitives russes et icônes orthodoxes à côté d’objets de la tradition juive: une exposition à la galerie Tretiakov de Moscou redécouvre les origines artistiques de Marc Chagall, né et formé dans la Russie tsariste mais qui émigra en France peu après la révolution.

L’exposition, qui se tient jusqu’au 30 septembre, vise à aider les Russes à « comprendre le mystère de Chagall », dont le nom était banni des encyclopédies soviétiques, raconte la commissaire Ekaterina Selezneva.

Gravures populaires sur bois, icônes ou tapis primitifs russes alternent dans les vitrines avec des menorahs (chandeliers à sept branches) ou des moules pour les pains d’épices traditionnels juifs, sur fond de 300 peintures, sculptures et dessins de l’artiste.

« Les visiteurs demandent souvent pourquoi les animaux de Chagall sont bleus ou jaunes ou roses, pourquoi la mariée vole au-dessus des toits et pourquoi cet homme a une double face. Ils comprendront maintenant où Chagall puisait » ses images, raconte Mme Selezneva.

Ces mufles aux couleurs éclatantes sur un tapis tissé au début du XXe siècle au sud de Moscou renvoient aux animaux multicolores de Chagall.

Et cet homme d’un loubok (gravure populaire russe) exécuté par un peintre inconnu en 1896, qui flotte paisiblement au-dessus des toits, sera quinze ans après l’un des personnages préférés de l’artiste.

Né il y a 125 ans dans une famille juive pauvre, près de Vitebsk, dans l’actuel Bélarus qui faisait partie alors de la Russie impériale, Moyshe Segal (de son vrai nom) n’avait jamais oublié sa vie sous la contrainte des restrictions de déplacement – les juifs étaient confinés dans la « Zone de résidence », loin de Moscou et de Saint-Pétersbourg -  imposées aux juifs par Catherine II à la fin du XVIIIe siècle.

Les portraits de sa famille et des scènes de rue côtoient des objets de la vie quotidienne, du vieux landau à une panoplie d’ustensiles de coiffeur issue d’un musée juif de Moscou.

Egalement montrés à l’exposition, ces animaux mythiques ornant des pierres tombales juives peuplent eux aussi les toiles de Chagall, comme les motifs des moules à pain d’épice, oiseau ou poisson, que l’on retrouve dans les vitraux dessinés par l’artiste pour la synagogue Hadassah à Jérusalem.

« Mon art vient des livres que j’ai vus sur les pupitres et dans les armoires des synagogues, et que j’ai touchés de mes mains pâles », écrivit un jour l’artiste, qui se présentait comme un « arbre attaché à la terre par ses racines ».

« Chagall est donc issu du loubok et des icônes? », s’émerveille le cinéaste russe Alexandre Mitta, qui prépare un long-métrage sur les relations tumultueuses entre le peintre et son collègue de l’avant-garde picturale russe MALEVITCH.

Kazimir MALEVITCH est le père de l’art moderne abstrait. Avec ses fameuses œuvres « CARRE NOIR » et « CROIX NOIRE ». Rallié au CONSTRUCTIVISME russe, un courant d’avant-garde issu du FUTURISME RUSSE – Constructivistes et Futuristes russes soutiennent la Révolution bolchévique -, Il fonde ensuite le SUPREMATISME.

Avec la révolution de 1917, Chagall est nommé commissaire aux Beaux-Arts à Vitebsk, l’un des foyers les plus actifs de l’avant-garde russe entre 1918 et 1922, qui fut aussi un point de ralliement pour nombre d’artistes d’origine juive.

Mais après un conflit avec Malevitch, il démissionne en 1920. Il quitte à jamais sa ville natale. Deux ans après, il quitte le pays, d’abord pour Berlin, puis Paris.

Il ne reviendra que 10 jours, en 1973, en Union Soviétique – où il est officiellement vu comme un « peintre bourgeois » quasiment interdit – pour une brève exposition à la galerie Tretiakov.

En 1987, deux ans après sa mort et en plein perestroïka, une longue file d’attente s’alignera à Moscou devant le musée Pouchkine pour la première exposition importante de Chagall en Russie.

La galerie Tretiakov révèle cet été également ses collages inconnus des années 1960-70, ses oeuvres graphiques, ainsi que ses illustrations de la Bible et des Fables de La Fontaine, venant de collections privées de France, de Suisse et du Liechtenstein.

« Ses personnages volent autour de la Terre, mais reviennent dans leur lieu d’origine », résume la commissaire de l’exposition.

CMC-CULTURE / AU CENTRE POMPIDOU-METZ : L’EXPOSITION « 1917 »

« 1917″: sous les obus, la puissance créatrice malgré tout
Rédaction CMC avec AFP
De la fureur, du sang, des morts en masse; de l’impertinence, de la subversion. L’année 1917, marquée par la désastreuse bataille du Chemin des Dames et la Révolution russe a été un moment de créativité artistique intense. L’art contre la fatalité sanglante de la guerre !
Le Centre Pompidou-Metz offre une plongée dans cette année « impossible ».
« 1917″, qui ouvre ce 26 mai 2012 au public, est une « exposition océan », qui offre un « panorama de la création internationale sur une seule année », explique Laurent Le Bon, directeur du Centre Pompidou-Metz.
Cette ambitieuse manifestation pluridisciplinaire, qui se tient jusqu’au 24 septembre, mêle les arts plastiques et visuels, les documents historiques mais aussi les armes et objets militaires comme un char français.
Un flot de 1.500 oeuvres et documents qui dialoguent ou s’ignorent, donnant un aperçu de la richesse et de la complexité de cette année charnière qui voit s’éteindre le sculpteur Auguste Rodin tandis que Marcel Duchamp présente sa scandaleuse « Fontaine » (un urinoir) et que se développe le Suprématisme russe.
PICASSO A LA PLACE D’HONNEUR
A tout seigneur, tout honneur: Pablo Picasso (1881-1973) accueille le visiteur dès l’entrée avec une Nature morte cubiste, qui voisine avec un saisissant tableau figuratif montrant des soldats en marche de l’Autrichien Albin Egger-Lienz (1868-1926). C’est au maître de l’art moderne qu’il revient également de soulever un vent d’espoir peu avant la sortie avec son monumental rideau de scène réalisé pour le ballet « Parade ».
Le déploiement du « plus grand Picasso du monde » (11 mètres de haut sur 17 mètres de large), qui appartient au Centre Pompidou, est en soi un événement car il n’a pas été montré en France depuis vingt ans en raison de sa taille.
Arlequin et d’autres personnages de la Commedia dell’arte attablés, un cheval ailé sur lequel danse une ballerine: « Parade » est un « tableau complexe, que certains ont qualifié de retour à l’ordre de l’artiste », souligne M. Le Bon, co-commissaire de l’exposition avec Claire Garnier.
L’ART DES TRANCHEES
Foisonnante, l’exposition se déploie sur deux niveaux. La première galerie, très cloisonnée, immerge au départ le visiteur dans les représentations de la guerre et de ses victimes.
La toile « Les sentiers de la gloire » (1917) du peintre C.R.W Nevinson mécontente les autorités militaires de l’époque: elle représente sans fard deux cadavres de soldats britanniques tombés devant des barbelés. Le tableau est censuré car il pourrait saper le moral des troupes.
Des deux côtés du front, les soldats métamorphosent les douilles et les éclats d’obus en objets artistiques. Un casque britannique se transforme en mandoline, des obus et des cartouches se font pendule. Cet art des tranchées, réalisé par des anonymes, est réuni dans une impressionnante installation du plasticien contemporain Jean-Jacques Lebel.
LE MOUVEMENT DADA : FACE AU CARNAGE LA SUBVERSION !
En réaction à l’horreur du carnage, le mouvement Dada, né à Zurich en 1916, riposte par la subversion. Constantin Brancusi présente son incroyable « Princesse X » à New York. Aux Pays-Bas, est fondé le groupe De Stijl tourné vers l’abstraction. A Paris, l’effervescence culturelle règne. Matisse, trop âgé pour être engagé dans l’armée, se donne à plein à son art.
Après ce premier parcours riche en rebondissements, le visiteur est invité à se laisser aspirer dans une grande spirale fluide, dans la Grande nef du Centre Pompidou-Metz.
Elle entend montrer les liens forts qui lient la création avec la destruction et la reconstruction. Des moulages de « gueules cassées », soldats défigurés par des blessures, sont exposés de façon saisissante.
Les « Nymphéas » de Claude Monet et Vassily Kandinsky se partagent le mot de la fin de cette exposition somme.

VILLA SOVIETICA . OBJETS SOVIETIQUES : IMPORT-EXPORT

Alexandra Schüssler, Willem Mes (Photographe) , Johnathan Watts (Photographe) , Collectif

 

Le livre de l’Exposition à Genève, au Musée d’ethnographie

dirigé par Alexandra Schüssler

photographies Willem Mes et Johnathan Watts

 

A partir de la collection d’objets quotidiens de la culture matérielle soviétique du Musée d’ethnographie de Genève, des artistes, designers, photographes, théoriciens et scientifiques de différents horizons culturels ont imaginé une scénographie désacralisant les pièces montrées. Des photographies et des essais proposent différents points de vue sur la complémentarité entre anthropologie et art.

  Read More…

EXPO. « SAINTE RUSSIE : L’ART RUSSE DES ORIGINES A PIERRE LE GRAND » : L’EPOPEE RUSSE !

Le Louvre présente des pièces rares retraçant l’histoire de l’ancienne Russie et de son iconographie.

Sainte Russie : L’art russe des origines à Pierre le Grand

Musée du Louvre, 75001, jusqu’au 24 mai,

tous les jours sauf mardi, de 9 heures à 18 heures, 20 heures le samedi, 22 heures les mercredis et vendredis,

Rens. : www. louvre.fr

  Read More…

MUSEE DU QUAI BRANLY : LA FABRIQUE DES IMAGES / EXPOSITION D’ANTHROPOLOGIE

16 février 2010 – 17 juillet 2011                                     

Commissaire de l’exposition : Philippe Descola, anthropologue, professeur au Collège de France et directeur d’études à l’EHESS Read More…